Kettch a écrit:
Les gars, les gars, on tient une fondue qui, potentiellement, éventuellement, sous réserve de vérifications, pourrait faire prendre de l'avance sur le planning !!!!

la confiance règne !!!
tome 2 : Butch découvre la "bête"
Assez rapidement, la clairière fut débarrassée des éradiqueurs. Avec un autre rugissement assourdissant, la bête étudia les alentours, cherchant des adversaires. Quand elle ne trouva plus d’égorgeurs, elle se retourna vers l’Escalade.
— Elle pourrait rentrer dans la voiture ? demanda Butch.
— Si elle le veut vraiment, oui. Mais je ne pense pas qu’elle ait encore très faim.
— Génial… et s’il lui reste un peu de place pour de la compote hein ? marmonna Butch.
La bête secoua la tête, sa crinière noire remuant dans le clair de lune. Puis elle hurla et fonça vers eux, debout sur ses pattes arrière. Le tambourinement rappelait le tonnerre et les tremblements de terre.
Butch vérifia encore la fermeture des portes. Puis envisagea de se cacher sous un siège sans se soucier du ridicule.
La bête s’arrêta près du 4x4 et s’accroupit. Elle était assez proche pour que son souffle couvre de buée la vitre de Butch. C’était franchement hideux. Des yeux blancs étrécis. Des babines féroces. Des dents énormes plantées dans des mâchoires sorties du pire des cauchemars. Et du sang noir dégouttait de la gueule et coulait jusqu’au poitrail comme de l’huile de vidange.
La bête tendit ses puissants avant-bras.
Seigneur. Elle avait des griffes aussi longues que des dagues. De quoi renvoyer le matos de Freddy Krueger (NdT : Personnage de fiction incarné par Robert Englund en 1984 dans Les Griffes de la nuit,) au rang de cure-dents.
Mais Rhage était là-dedans. Quelque part.
Butch posa sa main sur la vitre, comme pour atteindre le Frère.
La créature pencha la tête, clignant ses yeux blancs. Puis elle poussa une profonde inspiration et le grand corps se mit à trembler. Un autre cri perçant sortit de sa gorge et traversa la nuit. Il y eut alors un nouvel éclair et Rhage apparut, nu et enroulé sur lui-même sur le sol.
Butch ouvrit la porte et s’agenouilla près de son ami.
Sur l’herbe sale, Rhage tremblait incoerciblement, la peau moite, les yeux fermés, la bouche articulant des mots inaudibles. Il avait du sang noir partout sur le visage et les cheveux, sur la poitrine. Et son ventre était grotesquement distendu. Et il avait un petit trou net à l’épaule, là où la balle l’avait atteint.
Butch enleva sa veste et l’enroula sur le vampire. Puis il se pencha pour tenter de comprendre les mots marmonnés.
— Qu’y a-t-il ?
— Blessé ? Toi… V ?
— Non, on va très bien.
Rhage sembla se détendre un peu.
— Ramène-moi…. S’il te plait. Á la maison. Ramène-moi.
— Ne t’inquiète plus de rien. On va s’occuper de toi.
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tome 3 : Zsadist découvre la masturbation
Il avait été grotesque… d’avoir si longtemps eu peur de son… pénis ? Son sexe ? Sa queue ? Comment diable appeler la chose ? Il ignorait ce que faisaient les autres mâles. Bien entendu, il se doutait bien que la nommer "George" était à éviter, mais continuer à dire "la chose" n’était pas plus approprié. Du moins, plus maintenant.
Maintenant qu’ils avaient fait connaissance— s’étaient serré la paluche en quelque sorte.
Il lâcha la chose et glissa franchement la main dans son caleçon. Il se sentait plutôt mal à l’aise, nerveux, mais s’il ne terminait pas cette reconnaissance de territoires inconnus, il n’était pas certain de pouvoir un jour s’y remettre.
Il coinça sa… queue— il allait s’en tenir à queue pour commencer— dans son caleçon, de côté pour qu’elle ne gêne pas son exploration. Puis il palpa les bourses en dessous. Il sentit aussitôt frémir son érection dont le gland sensible s’électrisa. C’était plutôt agréable.
Il garda les sourcils froncés tout le temps où il explora ce que la nature et la Vierge Scribe lui avait octroyé. C’était plus qu’étrange que ce matériel ait été accroché à lui depuis si longtemps et qu’il n’ait jamais eu l’idée d’y toucher— ce que tout jeune mâle après sa transition passait l’essentiel de son temps à faire.
En effleurant à nouveau ses bourses, il les sentit se contracter tandis que sa queue durcissait encore. Une tension pesa sur son bas-ventre et sa tête fut envahie d’images de Bella et lui en pleine acte sexuel, quand il lui écartait les jambes pour plonger profondément en elle. Il retrouva la sensation de son corps sous le sien, de son étroit fourreau qui l’enserrait—
Il y eut un curieux effet de boule de neige entre les images dans sa tête et l’énergie qui enflait sous sa paume. Sa respiration devint difficile. Sa bouche s’ouvrit en grand. Son corps s’arqua et ses hanches décollèrent du matelas. D’un bond, il roula sur le dos et commença à baisser son caleçon—
Il réalisa soudain qu’il comptait… se masturber ? Juste à côté de Bella ? Il n’était vraiment qu’un foutu salopard. Dégoûté de lui-même, il enleva sa main et commença à remonter—
— Ne t’arrête pas, dit doucement Bella.
Un courant électrique parcourut l’échine de Zadiste. Grillé !
Lorsqu’il tourna la tête vers elle, il sentit qu’il piquait un fard. Mais elle souriait, et tendit la main pour caresser son bras.
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tome 4 : V et Butch
Il eut l’intention de se relever. Y pensa vraiment. Mais quand il s’appuya sur son trépied, son corps ne répondit pas et ses jambes devinrent du caoutchouc. Marissa essaya de le retenir mais il glissa entre ses mains tendues et s’étala de tout son long sur le carrelage de la salle de bain. Se retrouva la joue collée au pied de la cuvette. Sonné, il entendit Marissa appeler d’une voix affolée. Puis la barbe de V apparut devant ses yeux.
Butch regarda son coloc… Et fut si content de revoir cet enfoiré que sa vision en devint brouillée. Merde. Mais le visage du Frère, cette barbe noire taillée en pointe autour de sa bouche, ces tatouages sur la tempe, ces brillants yeux de diamant… Tout était pareil. Identique. Familier, si familier. Á la fois sa famille et son foyer. Tout ce qui comptait dans sa vie dans un emballage vampire.
Butch réussit à retenir ses larmes. Il était déjà vautré au pied des chiottes sans pouvoir se relever, bon sang ! Pleurnicher en prime serait la goutte— en quelque sorte !— de trop dans le seau de sa honte.
Clignant férocement des yeux, il aboya :
— Merde, V. Pourquoi n’as-tu pas enfilé ce foutu scaphandre ?
V sourit— avec des yeux un peu trop brillants lui aussi— mais il fit comme si de rien était.
— Ne t’inquiète pas pour moi, Cop, je suis immunisé. Alors, tu t’es décidé à revenir, hein ?
— Je me sens fin prêt à danser le rock.
— Vraiment ?
— Absolument. Mais je pense aussi à me reconvertir. J’inspecte le carrelage de cette salle de bain. Excellent boulot. Tu devrais regarder.
— Et si je te ramenais au lit ?
— Non, j’ai encore la plomberie à vérifier.
Le sourire en coin de Viscs indiqua à la fois son respect et son affection.
— Laisse-moi au moins t’aider à te redresser.
— Je peux le faire.
Avec un grognement, Butch fit une nouvelle tentative vers la position verticale, et retomba comme une masse. En fait, même soulever la tête devenait impossible. Peut-être que si on lui laissait un peu de temps— une semaine… ou deux.
— Allez, Cop. Laisse-moi t’aider.
Butch était trop épuisé pour encore faire le mariole. Il se laissa complètement aller, conscient que Marissa le regardait. Merde. Avait-il jamais été aussi misérable ? Un seul point positif : Il ne sentait aucun courant d’air sur son cul.
Sa chemise d’hôpital était restée attachée. Merci, Seigneur.
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M. X s’approcha de son ordinateur portable Dell et mit le contact. Puis il s’assit par terre près d’une énorme tache de sang séché, et déroula les Parchemins jusqu’à retrouver le passage qui l’intéressait. Les versets de la prophétie le calmaient toujours :
Viendra un jour celui qui causera la perte du maître,
Un guerrier des temps modernes trouvé au septième de vingt-et-un,
Il sera reconnu par les chiffres qu’il porte en lui :
Cinq sens il percevra sur une boussole,
Quatre points il aura pour marquer sa droite,
Trois stades de vie il connaîtra,
Deux marques sur son avant il affichera,
Un œil noir il montrera,
Et dans le puits il trouvera la naissance et la mort.
M. X s’appuya contre le mur, détendit son cou et regarda autour de lui. Les infâmes relents du laboratoire à méthanol, la saleté des lieux, l’atmosphère de mauvaises actions accomplies sans remords étaient comme des invités à une fête à laquelle il ne voulait plus participer mais qu’il ne pouvait pas quitter. Tout comme la Société.
Mais tout allait bien se passer. Au moins il avait repéré une sortie possible pour un éradiqueur.
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tome 5 ; Viscs et Jane
Ils la regardèrent tous, même le mec aux cheveux noirs si manifestement en colère. Aussi ce fut une vraie surprise de l’entendre demander :
— Vous accepteriez de soigner notre Frère ?
La requête n’était pas menaçante, elle était même respectueuse. En fait, elle comprit que sa colère venait du fait de voir son copain massacré et sans soins.
Elle s’éclaircit la voix.
— Oui, bien sûr. Mais je ne sais pas avec quoi je vais travailler. Il faut que je l’endorme et—
— Ce n’est pas nécessaire, dit Fhurie.
Elle lui jeta un regard calme.
— Vous voudriez que je vous répare le visage sans anesthésie ?
— Oui.
Oh ? Peut-être n’avaient-ils pas le même seuil de douleur—
— Tu es barge ou quoi ? dit Red Sox.
D’accord, peut-être que si.
Mais assez parlé. Si le mec à la tronche de Balboa (NdT : Boxeur de fiction interprété par Sylvester Stallone dans les films de la saga Rocky) cicatrisait aussi vite que son patient, elle devait l’opérer immédiatement avant que tout se consolide de travers et qu’il lui faille tout recasser.
Elle regarda la pièce autour d’elle, vit les placards vitrés pleins de fournitures et espéra qu’elle pourrait trouver un kit chirurgical au milieu de tout ça.
— Personne n’aurait par hasard une expérience médicale ?
— Si moi, dit V à son oreille, tout contre elle. J’ai une formation d’infirmier. Je peux vous aider.
Lorsqu’elle le regarda par-dessus son épaule, un éclair de chaleur la traversa.
Ça suffit, Whitcomb. Au boulot.
— Très bien. Il y a des anesthésiques ?
— De la lidocaïne.
— Et niveau sédatifs ? De la morphine peut-être ? S’il bouge au mauvais moment, je risque de l’éborgner.
— Oui.
Lorsqu’il avança vers les armoires métalliques, elle le vit vaciller. La marche dans le tunnel avait été assez longue et, même s’il cicatrisait vite, il sortait à peine d’une chirurgie à cœur ouvert. Elle lui prit le bras et le tira en arrière.
— Asseyez-vous. (Elle regarda Red Sox.) Trouvez-lui une chaise. Immédiatement.
Quand le patient voulut discuter, elle le coupa net en traversant la pièce.
— Ce que vous avez à dire ne m’intéresse pas. J’ai besoin que vous teniez debout pendant l’opération, et ça peut durer un bail. Vous allez mieux, d’accord, mais pas autant que vous le pensez, alors posez votre cul sans discutailler et indiquez-moi où je peux trouver ce dont j’ai besoin.
Il y eut un bref silence, puis quelqu’un se mit à rire pendant que le patient marmonnait des jurons. Le mec à l’aspect royal adressa un grand sourire à Jane.
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