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On parle souvent de l'imprimeur, voici un petit récap non exaustif de ce qu'il fait et de ce que l'on fait avec... :
L’imprimeur c’est le fournisseur qui va transformer votre fichiers informatique en un zoli livre. C’est lui qui va matérialiser le produit livre. Avant cela le livre n’existe pour pas.
Une des questions que l’on peut se poser, c’est mais qu’est ce que je fais avec mon imprimeur ?
Tout d’abord il faut choisir l’imprimeur qui va pouvoir imprimer votre livre. Tous les imprimeurs ne sont pas spécialisés dans ce type de travaux. Le plus simple c’est de prendre un livre d’une autre maison d’édition et de regarder chez qui il a été imprimé. Par exemple les imprimeurs qui sont spécialisés dans l'impressions de prospectus sont nommés "imprimeurs de labeur".
En fait, on est en relation avec son imprimeur par le biais soit d’un commercial, soit d’un fabricant, soit d’un gestionnaire client. Tout dépend de l’organisation de l’imprimeur en question. L’avantage d’être directement en contact avec le fabricant c’est que celui-ci a un degré de technicité souvent un peu plus important que le commercial.
En fait on prend contact avec son imprimeur bien avant que le livre soit terminé. Si c’est l’imprimeur qui fournit le papier (intérieur et couverture), il faut lui passé la commande du livre environ un mois avant de lui donner les fichiers du livre, pour qu’il puisse commander le papier.
Le livre est ainsi mis au planning de l’imprimeur. Dans le bon de commande, on donne les caractéristiques du livre :
- nombre d’exemplaires
- Date de remise des éléments (fichier et sortie papier de vérification)
- format
- Type de papier intérieur
- Type de papier couverture
- Type de finition du live (broché, sans couture…)
- Adresse de livraison
- Dispatch des ouvrages si plusieurs points de livraison
- Adresse de facturation
Il peut être judicieux d’affiner la date de remise des éléments, une semaine avant la date fatidique. Cela permet également de sensibiliser l’imprimeur que les délais sont respectés mais aussi de vérifier que le papier est bien arrivé.
C’est également l’imprimeur (le service prépresse) qui va fournir le protocole d’impression qui permet de générer des fichiers Postscript ou PDF (fichiers verrouillés qui permettent une transmission sans risque de modifications non voulues). Il est préférable d’avoir ce protocole au moins 10 jours avant l’envoi du livre à l’imprimeur. Cela permet de faire un test si c’est la première fois qu’on utilise ce protocole d'impression (ou qu’on en fait un). On envoi le test à l’imprimeur qui va le valider. Cela permet de ne pas stresser lors de l’envoi des fichiers car il est vrai que la mise en place d’un protocole peut paraître un peu compliqué si on n’a pas l’habitude. Il vaut mieux pouvoir prendre son temps.
Une fois que la mise en pages est terminé, le mieux est de faire une relecture à partir du PDF (le format de fichier obtenu une fois le protocole d'impression réalisé). Cela permet de vérifier ce qui va être envoyé à l’imprimeur. En effet il arrive que le protocole modifie certains choses. Des mots ou des caractères peuvent disparaître (si on a utilisé le mauvais type de police par exemple).
L’imprimeur à besoin d’une sortie papier, en plus du fichier PDF. Il peut être utile de lui envoyer le fichier natif (le fichier de mise en page), juste par sécurité.
Personnellement j’aime bien contacter l’imprimeur le lendemain pour savoir si tout se déroule correctement. Il faut en moyenne compter 21 jours entre la remise des fichiers et la livraison. Les délais d'impression numérique sont un peu plus courts.
Environ une semaine après l’envoi des fichier on reçoit ce que l’on appel les traceurs.
Les traceurs sont ce que l’imprimeur a réussi à faire avec les fichiers qu’on lui a fourni. Le traceur (ou Ozalid traceur), c’est la reproduction de ce que le texte va donné à l’impression (la qualité du traceur est inférieure à celle du livre final). Il faut vérifier page à page que tout correspond à la sortie papier que l’on a envoyé (et que l’imprimeur nous a renvoyé avec le traceur). Si tout est ok, on envoie un fax à l’imprimeur validant le tout (permet de gagner du temps) et on lui renvoie le traceur et les sorties papier. C’est la même chose pour la couverture.
Des fois il peut valoir le coup de se déplacer chez l’imprimeur pour voir l’impression de la couverture et surtout de valider les couleurs de cette couverture. Il convient de voir cela avec l’imprimeur au moment de l’envoi de fichiers (pour par exemple que le calage de la couverture ne soit pas à 4h00 du matin, mais malheureusement des fois cela arrive…)
Ensuite, il suffit d’attendre en moyenne une quinzaine de jours.
Quand on reçoit l’ouvrage, j’aime bien vérifier (sur plusieurs exemplaires) que toutes les pages sont présentes et que tout correspond à mes attentes.
Ensuite il ne restera plus qu’à vérifier et valider la facture une fois celle-ci reçue. Et préparer le prochain livre.
Bon on vient de voir le travail à faire avec l'imprimeur. maintenant voici un petit panorama rapide des différentes taches et métiers que l’on peut trouver chez un imprimeur. Mais tout d’abord nous verrons comment se structure un livre pour l’imprimeur car cela définie directement l’organisation interne de l’imprimerie.
- Le traitement des fichiers par l’imprimeur et la mise en place de l’imposition.
Dès que le fichier de l’éditeur arrive chez l’imprimeur, il subit tout un ensemble de transformations.
Les pages d’un livre ne sont pas imprimées pages par pages. Pour optimiser l’impression, on imprime un certain nombre de pages du livre sur une même feuille d’impression. Pour que les pages du livre se suivent, on doit plier puis découper les grandes feuilles d’impression. Les pages données pas l’éditeur ne sont pas utilisées telles quelles. Le service prépresse de l’imprimeur utilise le fichier fourni (PDF ou natif) par l’éditeur pour « faire son imposition ». L’imposition consiste à répartir les pages du futur livre sur l’ensemble de la feuille d’impression. Certaines pages sont donc disposées têtes bêches pour que lors du pliages toutes les pages s’enchaînent correctement. Le rôle de l’Ozalid-traceur créer par l’imprimeur et donné pour validation à l’éditeur, à pour objectif de faire vérifier l’imposition à l’éditeur.
Aujourd’hui dans la grande majorité de cas (exception faite des livres imprimés sur machines Cameron) l’imposition est effectuée de manière informatique. Un logiciel mouline les fichiers fournis pour donner l’imposition voulu.
Le schéma d’imposition dépend de la machine que l’on utilise pour imprimer (machine feuille, Variquick, Cameron…) mais aussi du format de l’ouvrage. Par exemple un livre 11 x 18 cm en 128 pages tient totalement sur une seule feuille d’impression en 120 x 160 cm (64 pages sur un recto et 64 pages sur le verso).
Si l’imposition a été créée c’est principalement pour optimiser le temps d’utilisation machine.
C’est l’imposition qui définie le nombre de cahiers présent dans un livre. En fait hormis en impression numérique, on ne peut, pas choisir arbitrairement le nombre de pages dont se doté notre livre. On est forcé, suivant l’imposition de réfléchir sur un multiple de 32 pages ou de 48 pages. On appel cahier un ensemble de 16, 32, 24 ou 48 pages. Heureusement dans le cas d’un multiple de 32 pages, on peut faire un cahier de 16 pages. C’est pareil pour le multiple de 48, on peut faire un cahier de 24 pages. Quand on a un fonctionnement par cahiers de 48 on ne peut pas faire un cahier de 32 pages.
Cette contrainte du nombre de cahiers comme unité de base du livre, explique le fait qu’il y ait parfois des pages blanches à la fin de nos ouvrages préférés.
Pour info, on appel une tournée, l’ensemble de pages d’un livre qui peuvent être imprimé sur une feuille de papier. Une tournée peut comporter plusieurs cahiers mais elle corporte forcément un nombre entier de cahier. Le nombre de tournée sert au calcul de papier nécéssaire pour l'impression de l'intérieur du livre.
- Les différents métiers à l’imprimerie
- Le Fabricant – gestionnaire client
Le fabricant (gestionnaire client dans les plus grandes imprimeries) est la personne avec qui la personne qui s’occupe de la fabrication chez l’éditeur est en contact permanent. Le fabricant doit faire l’interface entre la production à proprement parlé et l’éditeur. Ainsi c’est lui qui réceptionne les fichiers, demande la date à laquelle seront remis les éléments (fichiers, sorties papiers)...
C’est véritablement la personne ressource quand on a le moindre problème. Le fabricant peut routé les appels vers les services concernés en cas de problème ou de demande d’informations spécifiques. Par exemple c’est lui qui vous redirigera vers la comptabilité ou le service prépresse si des renseignements précis sont nécessaire ou si des problèmes apparaissent.
- Le responsable planning
Le planning ou plus précisément la personne responsable du planning chez l’imprimeur, se charge de définir quels travaux seront effectués sur quels machines et à quel momment de la journée ou de la nuit. L’éditeur n’est jamais en contact avec cette personne, c’est le fabricant ou le gestionnaire client qui se charge de faire le liens entre les deux. Ainsi il est rare que l’on puisse avoir immédiatement une réponse quant à la livraison d’un livre et si jamais on peut avancer celle-ci. Le fabricant doit demander à la personne en charge du planning s’il est possible de modifier l’organisation des tâches, pour gagner un peu de temps ;
L’organisation du planning est une tache en constante évolution car il est rare que tous les éditeurs respectent les délais. De plus les pannes machines, les retards dans l’approvisionnement du papier peuvent modifier de manière importante la planning établi.
- Le responsable papier
Concernant l’approvisionnement du papier servant à imprimer les livres, il est possible, soit de fournir son propre papier à l’imprimeur, soit de le faire acheter directement par l’imprimeur.
Dans tous les cas, il est nécessaire de faire la commande papier (ou la pré-commande de l’ouvrage à l’imprimeur pour qu’il puisse commander le papier) près de 30 jours avant le début du travail de l’imprimeur. L’imprimeur possède souvent quelques stocks de papier qui lui permettent de dépanner en cas de problèmes, mais il faut savoir que c’est souvent des papier type. Si on veut une qualité spécifique, il est nécessaire de commander à l’avance.
Le responsable papier s’occupe de tout ce qui concerne la gestion des stock papier.
- Prépresse (imposition – traceur)
Le service prépresse est en charge de tous les traitements sur les fichiers ce qui inclu l’imposition et la création des traceurs. C’est lui qui effectue également les éventuelles corrections si nécessaire.
- Informatique – stockage des fichiers
Habituellement tous les fichiers d’imposition mais aussi les fichiers envoyés par l’éditeur sont stockés par l’imprimeur. Cela permet de lancer en impression une réimpression très rapidement s’il n’y a aucunes corrections.
- Opérateur Plaque
Une fois que l’éditeur à validé les Ozalid-Traceurs, les fichiers informatiques traités par l’imprimeur servent à créer les plaques (plaques de métal composite sur lesquelles sont gravés par laser les pages de l’ouvrage) nécessairent à l’impression.
Les plaques remplacent les films qui étaient utilisés il y a quelques années par l’imprimeur. Les plaques font partis du dispositif appelé CTP (Computer To Plate). Les fichiers sont directement gravés sur les plaques de métal. Avant on était obligé de passer par des films en plastique avant de pouvoir faire des plaques, c’était le CTF (Computer To Film).
Aujourd’hui, les plaques ne sont plus réutilisables. Elles sont reconditionnées après utilisation. Si on a besoins de faire une modification ou de réimprimer, il faut ressortir des plaques. Il y a autant de plaques que de couleurs. Pour un ouvrage en quadri, on a donc 4 plaques. De même il y a autant de plaques que de tournées, c’est à dire un livre de 128 pages (en noir et blanc au format de 11 x 18 cm) qui est imprimer sur une seul feuille de papier, nécessitera deux plaques, une pour le recto (64 pages) et une pour le verso (64 pages). Si ce livre était en quadri, il faudrait 8 plaques (4 pour le recto en couleur et 4 pour le verso aussi en couleur)
Bon c’est un peu compliqué mais cela devient très simple quand on le voit chez l’imprimeur.
Il faut en moyenne 45 minutes pour faire une plaque (selon le système de gravure...).
- Conducteur machine
Le conducteur machine s’occupe comme son nom l’indique de tout ce qui concerne l’impression proprement dite de l’ouvrage. Il va installer les plaques d’impression, faire les réglages nécessaires à l’impression et finalement imprimer l’ouvrage. Un livre de s’imprime pas en une seule fois (ou alors rarement et uniquement pour les plus petits ouvrages). Habituellement on est obliger d’imprimer en autant de fois qu’il y a de tournées. Si un livre comprte 10 tournées, on fera alors 10 impressions machines.
- Margeur
Habituellement le margeur est la personne qui travail en bînome avec le conducteur machine. Il s’occupe de fournir en papier la machine. Il effectue également les réglages necessaires pour qu’il n’y ait pas de bourrage papier lors de l’impression.
- Façonnage
Le service façonnage réuni tous les morcaux du livre : couverture et bloc intérieur, pour en faire le produit fini que l’on connait.
- Expédition
Ce service se charge d’envoyer les ouvrages imprimés et façonnés, aux adresses donné par l’éditeur et dans le respect des dates convenu.
- Facturation
A partir du dossier de fabrication, le service facturation se charge de facturer les éléments à l’éditeur. On voit apparaitre sur la factures les différents postes de facturation : impression couverture, impression intérieur, papier, transport, corrections...
Il est vraiment important de vérifier soigneusement ses factures car il arrive qu’il y ait des erreurs (dans un sens comme dans l’autre).
Et voilà c'est tout pour aujourd'hui...
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