On me signale ce sujet avec un peu de retard (pas passée ici depuis un moment).
Manhattan a écrit:
Enfin voilà, dommage qu'aucun auteur publié ne soit intervenu, une autre vue sur ce sujet m'aurait intéressé.
Vu qu'on me cite au début de l'échange, je me sens un peu obligée de répondre. Mais désolée, la seule "autre vue" qu'on puisse apporter, c'est confirmer ce qui a été dit ici. On en vit très mal, ou pas du tout. Et si tout le monde ne suit pas l'exemple de Fabrice Colin, c'est que tout le monde ne s'en sent pas capable, ou n'a pas envie, tout simplement. Moi, avoir une autre activité qui me paie le loyer, ça me convient très bien puisque je n'ai pas envie d'écrire à temps plein et que je sais ne pas en être capable. J'écris trop lentement, tout simplement. La traduction est un bon compromis, un boulot qui me plaît et qui est assez proche de l'activité d'écriture sans que je sois pour autant dans l'
obligation de créer en permanence pour vivre.
Et pour répondre à la question "peut-on gagner 1000 euros par mois"... On va dire que oui, pendant deux mois si tu as du bol. Tu peux effectivement toucher le jackpot, mais c'est tellement rare qu'il ne faut surtout pas compter dessus. Pour un premier roman, tu seras déjà content si tu dépasses les 1000 ventes.
Et pour répondre à une question posée au départ : non, je ne suis pas une grosse vendeuse, je vends juste assez pour avoir eu l'occasion de publier quatre livres jusqu'à présent, dont trois bientôt repris en poche - et ce dernier point me fait faire des bonds partout, je ne pensais pas que l'occasion allait se présenter. D'un autre côté, des gens qui écrivent et publient, j'en connais pas mal - des gens qui en vivent bien, j'en connais très peu. Voire pas du tout.
Juste pour préciser un truc : je n'ai pas dit que l'écriture n'était pas un métier, juste que dans mon cas perso, ce n'était pas ce qui me faisait vivre.
(Retourne en plongée.)