L’imaginaire… Un terme légèrement abstrait, mais oh combien évocateur.Depuis toujours, l’Homme, au travers de l’Art, tente de repousser les limites du monde réel, afin d’assouvir sa quête d’aventures oniriques, et son irrésistible besoin de s’évader.

Si la peinture, le dessin, la sculpture, amènent directement à l’émotion par le visuel, la littérature quant à elle laisse un libre champ total autant à l’imagination de son auteur qu’à celle de son lecteur. Les possibilités sont donc infinies, et la liberté de création totale.

Et quand les récits se font horrifiques, fantastiques, qu’ils prennent place dans les sombres forêts transylvaniennes de Bram Stoker, ou dans les déserts ensablés et lointains de Frank Herbert, les images se font d’autant plus rêveuses, intrigantes, ou terrifiantes. Les artistes musicaux s’inspirent évidemment de tout ceci, et tout particulièrement dans le type de musique qui nous intéresse ici.

 

Le Metal, au sens large du terme, s’affranchissant des règles de la musique populaire, creusant plus profondément dans l’âme humaine, dans ses fascinations et ses peurs, est la mise en musique parfaite de ces univers, qu’ils soient peuplés d’elfes, d’orcs, et autres créatures fétiches des amateurs d'Heroic Fantasy, ou de démons et autres monstres tapis dans l’ombre, hantant chaque page d’un roman d’épouvante.

Faisant partie intégrante de cette scène, il est évident que l’imaginaire tient une place prépondérante dans la musique de The Great Old Ones. Au travers de nos morceaux et nos albums, nous cherchons à retranscrire spécifiquement la dimension fantastique qu’H.P. Lovecraft a insufflé dans son œuvre, les paysages, les cités, la froideur de l’espace, et les entités dont la seule vue rendrait fou n’importe quel être vivant. Vous pouvez d’ailleurs retrouver tout cela dans l’excellent livre de Sébastien Baert, “Cthulhu Metal, l’influence du mythe”, aux éditions Bragelonne.

Mais l’imaginaire en général nous influence dans chacune de nos chansons. Il nous permet de proposer une évasion à nos auditeurs, d’ouvrir des portes vers des perspectives vertigineuses, et de les faire glisser dans des atmosphères les invitant au lâcher prise, et au grand voyage. Nous vivons chacun de nos concerts comme un rituel, une transcendance, les yeux tournés vers les étoiles quand cela est possible, absorbés par la beauté de l’inconnu.

 

Il est donc fantastique que le Hellfest et Bragelonne, deux des plus grosses structures dans leurs domaines (les musiques extrêmes, et la littérature puisant dans l’imaginaire) se lient pour nous proposer de découvrir les œuvres d’auteurs nous proposant des pérégrinations dans des univers fantasmés et des futurs sombres et incertains. La sélection extrêmement variée que nous propose Bragelonne nous permet de croiser autant de personnages et de mondes singuliers, que de péripéties et enjeux passionnants. Anticipation, horreur, science-fiction, autant de genres qui nous invitent à nous échapper de notre réalité.

 

L’imaginaire est en tout ça un élément primordial à notre équilibre, une évasion, un voyage intérieur, et donc l’anéantissement des barrières de notre vie parfois trop terre-à-terre. Sans lui, notre existence ne serait-elle pas vaine et sans saveur ? Donc oubliez votre quotidien, prenez votre livre fantastique favori, lancez votre album métallique de prédilection, et laissez-vous porter par-delà les murs de votre corps, par-delà le mur du sommeil.

 

Benjamin Guerry

THE GREAT OLD ONES

 

Un grand merci à Benjamin Guerry du groupe The Great Old Ones pour cette introduction au Prix Hellfest Inferno 2021. Cela fait déjà 5 ans que le Prix Hellfest Inferno est né de notre conjonction avec le Hellfest, et nous ne pouvions espérer plus bel honneur que d’introduire cette nouvelle édition avec ce texte qui réaffirme le lien spirituel et indéfectible entre Metal et Imaginaire. 

 

Cette année plus encore que les autres, on a voulu mettre à l’honneur la conjonction de ces deux univers jumeaux que sont le Metal et l’Imaginaire. Et pour cela on a choisi de donner la parole à des membres du Hellfest Cult qui font la passerelle entre nos deux mondes, eux qui sillonnent les scènes enflammées du Hellfest, et les terres légendaires de nos livres. Ce sont eux qui vont vous présenter la sélection 2021 du Prix Hellfest Inferno, à la confluence des mondes ensorcelés de nos livres et de leurs souvenirs vibrants du Hellfest. 


Mais avant de sauter dans de nouveaux univers, n’oubliez pas, pour faire entendre votre death growl de vote, couronner votre roman préféré et tenter de gagner des cadeaux infernaux, c’est par ici : www.bragelonne.fr/prix-hellfest/

 

Le Maître des Chagrins de Justin Call présenté par Aurélie et Elsa

 

Aurélie avec Le Maître des Chagrins

"J’ai particulièrement apprécié l’atmosphère de ce roman. Les descriptions des lieux et des paysages, des personnages et de leurs vêtements, du folklore, nous transportent bien dans ce monde hors du temps, plein de croyances, de coutumes, de rituels et de magie. Et c’est d’ailleurs ce qui m’a ramenée à un souvenir du Hellfest 2018, lorsque j’ai découvert l’univers si particulier du groupe nordique de metal folk expérimental Heilung. En arrivant sous la « Temple », je découvre des tenues de scène, des sonorités, des rythmes et des voix qui me font immédiatement penser à des rituels païens, presque à des transes. Les instruments utilisés interpellent également et ajoutent à l’ambiance mystique : des tambours, des os, des bois ou cornes d’animaux… Et au fil des chansons, mais aussi des poèmes déclamés, l’étonnement de départ s’est transformé, le rythme obsédant des tambours, les dialectes inconnus utilisés et les voix envoûtantes m’ont emportée et ont provoqué une sorte de sérénité." - Aurélie



Une couverture absolument splendide ! L’univers de Chaenbalu au folklore plein de règles et de codes, une pléthore de personnages, tous hauts en couleurs, un anti-héros, Annev, jeune et naïf, très attachant. Une quête difficile dont dépend tout le reste de sa vie. Il est plein de doutes, il ne sait jamais à qui se fier, il va devoir grandir plus vite que prévu.

 

La quête d’Annev me rappelle un peu notre longue traversée du site du Hellfest avec les copains pour rejoindre les concerts : chaque jour, de façon agile, on ruse pour mieux avancer dans la foule, on trouve des raccourcis vers le saint graal, on se trouve pour quatre jours, projetés dans un univers de festivaliers en habits moyenâgeux, en chemin nous rejoignent des alliés de circonstance pour quelques mètres de route ou quelques mètres de bière.

Devant nous des allées offrent à nos yeux toute la panoplie des aventuriers du Chaenbalu, les tanneurs et échoppes d’artisans en tous genres donnant à leurs porteurs des super pouvoirs ou simplement un look d’enfer.” - Elsa

 

L’Empire du Silence de Christopher Ruocchio, présenté par Thais et Gregory

 

Thais avec L'Empire du Silence

Christopher RUOCCHIO, à travers l’Empire du Silence, ne va pas seulement vous rappeler un concert du HELLFEST mais vous plonger intégralement dans le festival. En suivant les aventures d’Hadrien, vous allez déambuler de scène en scène. Après avoir passé la Cathédrale comme si vous entriez dans la demeure des Marlowe, vous glisserez sous la Valley et découvrirez un héros tourmenté rappelant Funérapolis d’Electric Wizard. Puis les pages vous mèneront vers Altar où vous pourrez headbanguer sous les notes d’Opeth pour l’accompagner dans son rejet de la vie que l’on lui réserve. Cela vous amènera naturellement à vous lancer dans un Circle Pit de la Warzone sous les airs de Suicidal Tendencies, nom du groupe qui accompagnera très bien les choix d’Hadrien. Le temps de reprendre votre souffle au fil des pages, faites un tour sous la Temple avec Cult of Fire pendant que vous apprenez pourquoi on le surnomme le dévoreur de soleil… Mais comme tout à une fin, nous finirons en apothéose avec lui devant les Mainstages avec Raining Blood de Slayer, rappelant la fin de notre Soleil et du sien… la fin ? Non, comme pour notre festival dont nous attendons la prochaine édition, nous attendrons impatiemment le prochain tome.” - Grégory

 

“J'ai pu découvrir le roman L'Empire du Silence, Le dévoreur de Soleil tome 1.

J'ai beaucoup apprécié cette lecture car elle reprend les bases du voyage initiatique du héros et son évolution. D'une position de haut rang, à un nouveau départ et à une progression continue du héros. J'aime aussi que ce soit un roman à la première personne car cela rend l'histoire immersive tout en gardant un certain retrait car l'histoire est contée avec un regard critique.

 

Ce roman trouve un certain écho dans mes souvenirs car il y a un côté évolutif que l'on a dans le metal. On commence par avoir des certitudes. Au départ on écoute ce que l'on nous passe (du bon et du moins bon). Et après on décide de se lancer seul à la découverte. Le Hellfest a été pour moi comme un Colisée où j'ai pu évoluer, rencontrer, échanger et voyager dans une autre sphère. Il y a la richesse du langage, la multitude des langues… La simplicité avec laquelle le héros semble en jouer me fait penser aussi aux multiples facettes que peut avoir la musique metal. C'est ce moment de basculement où l'on passe d’un moment calme à un thème plus énervé, d'un chant clair à un chant d'un autre registre (et il y en a tellement).” - Thais

 

New York 2140 de Kim Stanley Robinson présenté par Antoine et Gabrielle

 

Gabrielle avec New York 2140

“J’ai beaucoup aimé dans ce roman le fait d’être plongé dans une Venise 2.0. Se balader dans un New York futuriste avec de beaux canaux, ça fait rêver.  C’est une fiction qui te met un coup, car si on ne change rien à nos habitudes elle va devenir réalité.  Le réchauffement climatique, la migration des animaux sont deux thèmes qui me tiennent  énormément à cœur. On s’attache aux personnages et on en envie de plus les connaître. 

J’aime beaucoup aussi le fait que le domaine de l'informatique et celui de l’économie soient  réunis, c’est fort plaisant. 

La ville de New York dans le futur fait penser au Hellfest grâce à sa grandeur. Dans cette ville tout est grand, comme dans ce festival dont la décoration et les scènes imposent. 

Le fait que ça soit dans le futur avec les nouvelles technologies et des innovations fait penser à la  décoration très Cyberpunk du Hellfest. Jeff qui est un des acteurs de cette histoire me fait énormément penser à la Warzone. Son côté punk, contre le système, voulant couler l’état est fort plaisant.” - Antoine



New York 2140 : la montée des eaux due au réchauffement climatique a totalement bouleversé la vie sur terre. Le capitalisme et ses excès triomphent toujours tandis que humains et animaux tentent de survivre sur une planète qui se délite. 

Roman d'anticipation réaliste, mais également roman policier car c'est en suivant l'enquête sur deux mystérieuses disparitions que Robinson nous fait découvrir ce nouveau monde qui n'est pas si nouveau finalement.

Des descriptions dignes d'un Balzac, une myriade de personnages très travaillés, attachants ou dérangeants, des vérités assénées avec un certain cynisme sur la nature humaine, New York 2140, nouvelle bible de la SF?” - Gabrielle

 

Le Dieu Caché de J. F Dubeau présenté par Adrienne et Florianne

 

Florianne avec Le Dieu Caché

Le Dieu caché de J.F. Dubeau n’est pas si bien caché, puisqu’il apparaît dès le début, sous les traits d’une entité androgyne très mansonienne (période Mechanical Animals). On comprend bien les références à Stephen King présentes sur la couverture : une bande d’enfants qui découvre une créature maléfique, qui par la suite se manifestera régulièrement dans un petit village, ne peut manquer de faire penser à Derry, hanté par Ça. Toutefois, l’analogie s’arrête là, car on entre dans un monde plus tordu que celui de King : à Saint-Ferdinand, la plupart des notables de la ville sont au courant de l’existence de ce dieu, et deux organisations distinctes vont chercher à l’asservir, pour des raisons totalement opposées. Soif de pouvoir ou victoire sur la mort ? Le salut viendra d’un groupe d’adolescents, d’une petite morte et d’une troupe de forains, qui font basculer le finale du roman dans une atmosphère de cirque freak haletant. Si les descriptions sanglantes sont légion dans le livre, il m’a surtout fait penser au shock rock de Rob Zombie, au « freakshow » d’Avatar et aussi à l’imagerie gore de Banane Metalik. Et puis avec un héros qui s’appelle Mr Crowley, à la voix d’Ozzy, forcément ! « Un cri  tout droit sorti de l’enfer pour s’imprimer au fer rouge dans le cerveau » de l’auditeur !” - Adrienne

 

“Intime. Ce récit est intime tout en étant retentissant, puissant… violent même parfois ! Il est empli de mystères, de petits signes et symboles subtils. L’univers des personnages est codé et pleinement compréhensible qu’aux initiés ; la comparaison est faite avec Stephen King et Stranger Things mais je vois plutôt du Lovecraft ici. La peur est insidieuse, malsaine, présente, voire même tangible mais diablement invisible ! En cela, je retrouve une part de l’univers métal que j’affectionne : tous ces groupes et ces chansons qui mettent en avant la spiritualité, qui questionnent les croyances, la religion mais aussi la mort et son état permanent (ou pas… !). La bande son pour accompagner ma lecture a d’ailleurs été vite trouvée : des morceaux longs, mélodiques, symphoniques avec de longues parties instrumentales mais des parties chantées qui montent en canon et en gravité jusqu’à exploser en émotions. Émotions souvent négatives : désespoir, colère, haine mais qui correspondent tellement à ce dieu caché. Pas de métal clinquant, de riff de guitares endiablés ici pour moi mais une atmosphère intimiste, brumeuse avec des costumes un peu malaisants. Ce livre comme pour de nombreux morceaux de métal, c’est une ode à tous ces mythes underground, ces secrets profonds aux symboles pourtant bien visibles de la populace, aux twists aussi qui rappellent que du monstre et de l’homme, ce dernier a tout à fait sa place au panthéon du mal et de la folie." - Florianne

 

Mother Code de Carole Stivers présenté par Guillaume et Laurent

 

Laurent avec Mother Code

Un roman de SF passionnant, exaltant, captivant du début jusqu’à son dénouement. J’ai été happé par le déroulement de l’histoire et le croisement des personnages à différentes époques, où l’on peut à la fois suivre le déclin de notre société et les moyens étonnants mis en œuvre pour la faire subsister, et son renouveau dans un monde post-apocalyptique étrangement si paisible. 

 

Le récit nous fait voyager aux Etats-Unis, de la baie de San Francisco aux bureaux teintés de mystères et de secrets, jusqu’aux confins du désert de l’Utah où les tempêtes de sable inquiétantes pour nos héros ne sont pas sans me rappeler les nuages de poussières qui s’élevaient devant les Mainstages et la Warzone du Hellfest (avant leur aménagement) dès que la musique s’emballait. 

 

Et que dire de ces moments haletants, où les pages se tournent toujours plus vite à mesure que l’histoire s’accélère, si ce n’est qu’ils ponctuent efficacement le roman et font arriver la fin du récit presque trop vite ? 

 

En résumé, un roman passionnant, où tout est si plausible qu’il fait étrangement écho à la situation que nous vivons actuellement, et ouvre à mon sens un questionnement plus profond sur notre humanité et sa transmission.” - Guillaume

 

“Avide consommateur de science-fiction sous toutes ses formes, aussi bien écrite que filmée, ce sont toujours les questionnements plus ou moins philosophiques que ce genre soulève qui m’ont amené vers le genre. La plongée dans l’âme humaine, à travers le prisme de la technologie, démon d’origine humaine s’il en est, reste une de mes principales motivations à pousser toujours plus loin mes lectures. Mother Code n’y fait pas exception : en plus de faire écho à la passion qui est devenue ma profession, les thèmes des relations humaines ainsi que de l’individu y sont très justement analysés. Cette dissection de ce qui fait l’humain, bien qu’à la troisième personne, m’a évoqué des sensations très similaires à celles que je peux ressentir à l’écoute de mes genres favoris. En tant qu’amateur de Post-Black Metal, ainsi que de Black Metal Atmosphérique, les ressentis intérieurs et l’interprétation priment souvent sur la volonté d’expression de l’artiste, et l’introspection est un point clé de ma façon d’aborder ces sous-genres bien moins médiatisés de la scène Metal. Avec Mother Code, j’ai pu vivre les conflits intérieurs d’une autre entité, fictive cette fois-ci, et je dois dire que c’était fort agréable de marcher dans les pas d’autrui.” - Laurent

 

Un Soupçon de Haine de Joe Abercrombie présenté par Anaig et Matthieu

 

Matthieu avec Un Soupçon de Haine

"Dans ce roman, nous nous retrouvons dans une ambiance médiévale moderne, pleine d’épées et de princes mais aussi en cours d’industrialisation massive. Donc en plus des intrigues de trônes, on y retrouve des intrigues  économiques. 

On passe d’un personnage à l’autre (il m’a fallu regarder quelques fois la liste des personnages au début) jusqu’à ce  que les pièces du puzzle se mettent petit à petit ensemble (et moi qui adore les puzzles je suis gâtée). 

La première description de bataille m’a plongée dans un pit violent, où, à la place de se prendre des coups de  coudes, on se prend des coups d’épées. Mais le sentiment de libération du personnage de Leo à la fin de cette  bataille me rappelle clairement les sentiments similaires qui nous envahissent après s’être défoulés dans un pit, devant un concert. Quand on sort de cet échange primal avec les gens qui sont là, juste le temps d’un concert, on libère  et extériorise les sentiments et émotions contenus jusqu’alors. Cette euphorie et ce vide ressentis qui font du bien,  que l’on peut vivre comme un exorcisme, une extériorisation de notre « moi » contenu 90% du temps. Ce sentiment où on a l’impression de flotter, comme Leo en gagnant sa bataille, « Par les morts, qu’y avait-il de plus grisant que  ça ? ». 

C’est tout ce qui nous manque d’ailleurs en ce moment : de pouvoir vivre avec d’autres amoureux de la musique ce  partage d’émotions qui fait planer naturellement, juste parce qu’on vit tous la même musique en live au même  moment, de manière intense et vraie, brute et vibrante. 

Voilà un bon résumé de ce que j’ai lu de ce livre jusqu’à présent : un livre brut et vibrant !"- Anaig

 

S’il m’a clairement manqué certaines références, notamment dans l’assimilation des personnages au début, cette méconnaissance ne m’a absolument pas dérangé dans ma lecture ni dans le plaisir que j’y ai trouvé.

La galerie de personnages développée est impressionnante, chacun apporte clairement, à son niveau d’importance, sa touche à l’histoire. Les caractères, l’histoire de chacun s’imbriquent naturellement dans le récit et on s’attache facilement à certains d’entre eux. J’ai pris plaisir à trouver pour presque tous les personnages un équivalent dans la scène metal :

Rikke, avec ses colliers et son accoutrement de sorcière, me fait penser à Maria Franz, la chanteuse de Heilung ; Savine est comme Gene Simons de Kiss : du pognon, toujours plus de pognon ; Leo est ce chanteur de Heavy bodybuildé, un peu suffisant, pas bien malin mais au grand cœur ; jusqu’à Stour en true black metalleux  rêvant de détruire et massacrer tout ce qui ne lui convient pas, adorant infliger mille supplices à ses victimes…

 

La bataille du pont sous une pluie torrentielle et dans la boue, qui rappelle le pit du Hellfest en 2007 où des masses de boue sur pattes se percutent en rythme, jusqu’au combat dans le cercle, qui m’a fait penser aux batailles de caddies sur le camping du festival…

Les combats, les jeux de pouvoir, les interactions entre les personnages et leur utilisation dans la trame sont conformes à ce qu’on attend d’un bon roman de Fantasy mais, ce qui est nouveau, c’est d’y apporter la révolution industrielle et la lutte des classes. Point de manichéisme ici, le propos sert l’histoire tout en dénonçant (pollution, exploitation des hommes et des ressources, travail des enfants…) mais évitant l’écueil du donneur de leçons.

Une lecture que je recommande vivement et dont j’ai hâte de connaître la suite !” - Matthieu

 

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