Au détour d’un couloir, nous avons rencontré Stéphane qui a souhaité nous parler de Chevalier Blanc, Cygne Noir de David Gemmell…

 

David Gemmell n’est pas un auteur comme les autres.

Chaque écrivain est unique, bien sûr, mais certains plus que d’autres. Les lecteurs de Gemmell entretiennent une relation très forte avec son œuvre, et au-delà avec l’homme qu’il était que l’on a l’impression de rencontrer personnellement quand on le lit, quand bien même, et c’est l’un de ses prodiges, à travers des histoires se déroulant dans un univers imaginaire, peuplé de figures extraordinaires, d’événements extravagants, de créatures fabuleuses…

Lire Gemmell, pour des millions de gens, ce n’est pas seulement apprécier quelques heures de divertissement. C’est rencontrer un ami, un modèle, un mentor, l’homme réel à travers ses fictions, c’est entendre sa voix, car ceux qui ont eu la chance de parler avec lui savent qu’il parlait exactement comme les personnages de ses livres, et qu’ils parlent exactement comme lui. Ils sont comme Gemmell, qui était un homme direct, sincère, sans faux-semblants.

Le décès de Gemmell, en 2006, a laissé ses lecteurs orphelins. On relirait ses histoires, encore et encore, mais on n’en découvrirait plus jamais une nouvelle.

Jusqu’à aujourd’hui.

Car la veuve de DavidStella Gemmell, a décidé de nous faire un cadeau inespéré en acceptant que soit publié un roman inédit de son mari :

CHEVALIER BLANC, CYGNE NOIR.

Inédit, pas tout à fait, car David l’avait publié, sous un pseudonyme, bien avant LÉGENDE, mais d’une façon tout à fait confidentielle, et après le succès foudroyant de LÉGENDE qui allait lancer sa carrière, il n’avait pas voulu qu’il soit réédité sous son nom.

La raison m’en a toujours semblé floue. Pensait-il qu’il n’était pas assez bon ? Préférait-il toujours offrir à ses lecteurs la dernière histoire qui lui était venue ? Refusait-il de profiter de sa notoriété pour « fourguer » un vieux truc à ses fans, tant il avait à cœur une intégrité absolue ? Ou tout simplement parce que ce n’était pas un roman de Fantasy ?

Car en effet, c’est un roman noir. Mais le genre n’a aucune importance car ce qui compte, c’est que c’est un roman de David Gemmell, totalement, profondément, et que tout Gemmell est en lui.

Il se déroule dans les années 80, à Londres, dans le milieu des petits malfrats, où le héros travaille pour un caïd local. C’est pas très honnête mais faut bien vivre. Ce gars, un colosse aussi redoutable que généreux, même ses ennemis reconnaissent que c’est un type bien, et vous le connaissez déjà : c’est l’archétype des héros gemmelliens, c’est Druss, c’est Waylander, c’est John Shannow… C’est Gemmell lui-même, qui avait vécu dans ce milieu, fils de prolétaire, qui s’était fait virer de l’école pour y avoir organisé un tripot de jeu clandestin, qui avait été videur et boxeur. Ces gens, ces voyous, il les connaissait, ils avaient été ses amis, il avait été l’un d’eux.

Et un jour, ce gars s’interpose spontanément pour protéger un jeune homme gay. Le problème, c’est que le commanditaire de cette agression, c’est son boss à lui. Il va devoir faire un choix entre la justice et l’obéissance. Et choisir la justice, évidemment, quelles que soient les conséquences. Parce qu’il y a des valeurs qu’il faut défendre à tout prix.

Si vous aimez Gemmell, vous allez retrouver tout ce que vous aimez dans ce roman.

Allez le chercher au rayon Policier. Vous ne le regretterez pas.

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